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L’industrie dans la région Hauts-de-France

| Publié le 26 mars 2018 | Dernière mise à jour le 27 mars 2018
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Spécial Semaine de l’industrie. Extrait du dossier de presse du lancement de la Semaine de l’industrie qui s’est déroulé le 23 mars 2018 à l’IMT Lille-Douai. Avec la présentation de 5 filières de l’industrie régionale.

Un tissu économique entre héritage et modernité

4ème région industrielle française en termes d’emploi, la région Hauts-de-France occupe une position de leader dans l’automobile, l’agroalimentaire, le ferroviaire, l’aéronautique ou l’industrie de la santé.

Creusets des activités et des savoir-faire de demain, les 8 pôles de compétitivité et les 14 pôles d’excellence structurent le territoire, créant des interactions fortes entre entreprises, laboratoires et centres de formation. Ils sont voués à accélérer le potentiel de transformation des filières historiques et à valoriser les filières émergentes.

L’industrie se tourne vers l’international. Les Hauts-de-France sont la 4e région exportatrice de France. Des leaders implantés en région tels que Roquette Frères ou Toyota figurent au palmarès des 100 premières entreprises exportatrices de France. Des entreprises étrangères investissent dans la région qui se situe au 3e rang des projets d’investissements étrangers créateurs d’emploi.

15 % des salariés de la région travaillent dans l’industrie. Les premiers secteurs employeurs sont la construction automobile, l’agroalimentaire, la métallurgie-transformation des métaux, et les équipements mécaniques.

Mais le tissu économique se transforme, entre héritage et modernité. Des secteurs traditionnels tels que le textile ont engagé leur mutation par l’innovation à haute valeur ajoutée, symbolisée dans le Centre Européen des Textiles Innovants (CETI). De nouveaux relais de croissance émergent dans la biologiesanté, le numérique ou les industries de l’environnement.

L’industrie devient inséparable du tertiaire avec l’apparition de nouveaux comportements et usages : commerce en ligne, économie de la fonctionnalité, co-design et créativité.

Tous les secteurs de l’industrie sont présents sur les territoires de la région au travers de grands groupes internationaux et d’un riche tissu de PME. L’agglomération lilloise concentre le plus grand nombre d’emplois industriels, répartis dans l’agroalimentaire, le textile, la mécanique, l’imprimerie, les technologies de l’information et de la communication ou la pharmacie. L’ancien bassin minier et le Valde-Sambre se caractérisent par une forte présence de l’industrie automobile et de la sous-traitance liée, notamment la plasturgie et la logistique. Le littoral profite des activités induites par ses ports : agroalimentaire, sidérurgie et logistique.

L’industrie offre de nombreuses opportunités aux cadres et ingénieurs de l’industrie, expérimentés ou jeunes diplômés (en génie civil, en mécanique et en électronique, des électriciens et des chaudronniers). Certains secteurs sont particulièrement porteurs : l’aéronautique, les bureaux d’études, l’automobile, l’agroalimentaire, le luxe et les équipements électriques et électroniques.

Les plus demandées sont les fonctions de R&D études ou liées à l’innovation, un terrain sur lequel l’industrie se bat et qui est très peu délocalisé.

Une population vieillissante à remplacer
Une partie des recrutements de l’industrie s’explique par le remplacement des départs à la retraite. De nombreux salariés doivent donc être remplacés, dans la métallurgie et aussi dans l’agroalimentaire. Un secteur qui, selon les statistiques de Pôle Emploi, est le plus gros recruteur de l’industrie, mais propose surtout des emplois saisonniers.

De plus, ces départs à la retraite sont souvent l’occasion de faire appel à des compétences scientifiques et technologiques, notamment numériques, qui leur permettent d’innover et de conquérir des marchés.

Des formations pour construire l’avenir de chacun

La région Hauts-de-France se caractérise par une forte tradition industrielle. Alors que les données démographiques laissent présager des départs en retraite massifs et donc des besoins en recrutements, on assiste à une transformation rapide des process industriels et compétences attendues par les entreprises.

Pour répondre aux besoins en recrutement des entreprises, l’Education nationale se mobilise aux côtés de ses nombreux partenaires (Union des industries et métiers de la métallurgie, GFI, Union des industries textiles…) pour valoriser les filières et métiers industriels. Tout au long de l’année et tout particulièrement pendant la Semaine de l’industrie, des visites d’entreprise sont organisées pour les élèves et leurs enseignants et constituent autant de ressources pédagogiques potentielles et d’occasions de contacts avec le monde industriel.

Ces actions d’information à destination des élèves sont complétées par une offre de formation riche et diversifiée, qu’il s’agisse de formation initiale sous statut scolaire ou en apprentissage et adaptée pour répondre aux besoins.

La construction des diplômes s’opère également en étroite concertation avec les branches professionnelles. Les campus des métiers et qualifications, dispositifs d’excellence labellisés par le ministère de l’Éducation nationale établissent des synergies entre acteurs de la formation du secondaire à l’enseignement supérieur, entreprises et collectivités territoriales au service d’une filière stratégique.

Dans notre région, les 3 campus de l’image et des industries créatives, celui de l’industrie ferroviaire, de l’automobile et de l’éco-mobilité ou de l’autonomie longévité santé apporteront autant de réponses et de compétences qualifiées aux entreprises industrielles de notre région.

La course aux talents est ouverte
Compétitives et innovantes, les start-ups, tout comme les entreprises « classiques » du numérique ou en phase de digitalisation peinent à recruter certains profils techniques. Conséquence : entre 500 à 3000 postes restent non pourvus dans la région . Si les profils ingénieurs restent les plus recherchés, pour la plupart de ces métiers des opportunités sont offertes, accessibles à partir d’une formation professionnelle courte, sans prérequis de diplôme.

La Grande École du Numérique financé par l’État a permis l’émergence et le financement de plusieurs dizaines de ces formations entre 2015 et 2017. En 2018, la région Hauts-de-France a lancé « l’École régionale numérique », un appel à projets expérimental appelé à créer un réseau de formations innovantes, dispensées sur tout le territoire régional et indispensables pour accéder aux nouveaux métiers du numérique.

Présentation des filières de l’industrie régionale

La filière automobile dans la région Hauts-de-France
1re filière industrielle régionale avec 50 000 salariés (dont 6 000 dédiés à la R&D), 7 sites constructeurs (Renault, PSA, Toyota) et plus de 550 établissements (sous-traitants, fournisseurs, prestataires) travaillant pour la filière, les Hauts-de-France est la 1re région française pour la fabrication de véhicules, boîtes de vitesses, tableaux de bord, sièges et panneaux de portes et la 2ème pour la fabrication de moteurs.

Depuis 2012, près de 3 milliards d’euros d’investissements ont été réalisés ou annoncés pour des projets automobiles d’envergure.

Au-delà des constructeurs, la région compte un tissu de sous-traitants ayant développé des savoir-faire internationalement reconnus.

Elle est également située au coeur de l’industrie automobile européenne : dans un rayon d’environ 300 km sont fabriqués la moitié de la production européenne de véhicules et 50 % des modèles premium mondiaux, offrant ainsi de nombreuses opportunités pour nos entreprises.

La filière agroalimentaire dans la région Hauts-de-France

L’agroalimentaire représente 1 200 établissements et 37 000 salariés. La région est la 2e exportatrice de produits agroalimentaires de France (derrière Grand Est), 3e en terme de taille moyenne des établissements et il représente un chiffre d’affaires de 9,9 milliards d’euros.

Le secteur doit faire face à la mondialisation des échanges, à l’accroissement de la volatilité des prix agricoles, à la pression des distributeurs et à l’évolution du comportement des consommateurs. Ces enjeux imposent au secteur une grande capacité d’adaptation. L’agroalimentaire régional compte des leaders mondiaux (Bonduelle, Lesaffre, Roquette, Nestlé, McCain, Coca-Cola…) et des TPE/PME qui représentent 70 % des entreprises du secteur.

Les métiers sont diversifiés : la moitié des salariés exercent un métier dans le coeur de filière, 14 % travaillent dans le commerce, 10 % dans la logistique, 7 % dans la mécanique et 7 % dans les services administratifs.

Les pôles de compétitivité Nutrition Santé Longévité et AQUIMER accompagnent les industriels sur les projets d’innovation, sur le développement d’aliments et d’ingrédients fonctionnels et la valorisation des produits aquatiques.

En parallèle, le pôle d’excellence régional Agroé, Agrosphères et le Pôle des industries alimentaires coordonnent des actions pour renforcer la compétitivité de la filière de l’industrie agroalimentaire régionale.

La filière santé dans la région Hauts-de-France
La filière santé en région Hauts-de-France emploie près de 30 000 salariés. Elle se compose de 4 secteurs d’activité principaux, la pharma-biotechnologies-nutrition, le biomédical, les services spécialisés et les technologies de l’information et de la communication appliquées à la santé.

La région est particulièrement active en recherche et développement. Cette démarche d’innovation s’illustre par la « chambre d’hôpital du futur », le « service ambulatoire de demain » et la « chambre d’EHPAD du futur », conçus par des entreprises locales, au sein du clubster santé, grappe d’entreprises régionales.

La région Hauts-de-France se classe en 3e région française de la filière santé, après l’Ile-de-France et la région Rhône-Alpes. La métropole lilloise, 3è pôle universitaire français pour les sciences, la santé et l’économie, abrite le plus grand site hospitalo-universitaire d’Europe, le site d’Eurasanté.

L’aéronautique dans la région Hauts-de-France

La filière aéronautique dans la région Hauts-de-France emploie près de 8 500 salariés pour 100 établissements. La région accueille de nombreux équipementiers aéronautiques, dont certains d’envergure internationale (Stelia Aerospace, Zodiac Aérospace, Dassault, Thalès…).

La région possède deux centres névralgiques où sont implantés de nombreux opérateurs de l’industrie aéronautique : entre Méru et Compiègne dans l’Oise et autour d’Albert dans la Somme. La concentration d’acteurs dans ces zones génère ainsi des économies d’agglomération d’entreprises.

Avec 7 centres de R&D ou d’excellence à renommée internationale, la région Hauts-de-France possède le potentiel d’innovation en accord avec les besoins technologiques d’un acteur de la filière aéronautique.

Les filières chimie/matériaux dans la région Hauts-de-France

La filière chimie représente 18 000 emplois directs dans la région. Le thème de la chimie/matériaux est un domaine d’activité stratégique (DAS) de la stratégie régionale d’innovation (SRI-SI) de la région.

Cette filière couvre la conception de tous types de matériaux durables (textiles, plastiques…) ainsi que les procédés associés selon 3 axes :

  • Un axe orienté sur la recherche et l’innovation dans le domaine de la chimie et des matériaux s’appuyant notamment sur les instituts PIVERT à Venette (Oise) et IFMAS à Villeneuve d’Ascq (Nord),dont les recherches et développements visent à valoriser des matières végétales et contribuer à la substitution des matières premières d’origine fossile ;
  • Un axe innovation dans le domaine des matériaux textiles avancés et des composites s’appuyant sur le centre européen des textiles innovants (CETI) ;
  • Un axe transversal lié au recyclage et à la valorisation des matériaux, incluant la prise en compte des concepts d’analyse de cycle de vie désormais indissociables de toute stratégie d’innovation en matériaux.

Il répond aux enjeux sociétaux suivants :

  • Nouveaux matériaux et produits biosourcés ;
  • Amélioration des performances des matériaux ;
  • Valorisation des sous-produits et recyclage ;
  • Optimisation des ressources et économie circulaire.

En région, 4 pôles de compétitivité accompagnent les entreprises sur les thématiques de la chimie et des matériaux : le pôle IAR (Industries & Agro-Ressources), dédié à la chimie du végétal et aux bioraffineries, le pôle MATIKEM (matériaux et applications à utilisation durable) dédié aux matériaux, à la chimie et à la chimie verte, le pole Up-Tex, dédié aux matériaux textiles avancés et le pôle Team², dédié au recyclage des matériaux.

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