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Le commerce extérieur dans les Hauts-de-France en 2017

| Publié le 28 mars 2018 | Dernière mise à jour le 3 avril 2018
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Le commerce extérieur de la région Hauts-de-France, hors matériel militaire, a connu une évolution parallèle à celle de l’Hexagone, avec un déficit de 11,4 milliards € en 2017, contre 10 milliards € en 2016. Tour d’horizon.

Un solde commercial régional qui se creuse

Les exportations ont progressé et ont atteint 48,9 milliards € ( +7%) en 2017. Les produits phares de la région restent l’automobile (7,1 milliards €), les pièces détachées auto (4,8 milliards €), les produits chimiques et cosmétiques (9,8 milliards €) et les produits sidérurgiques (4,5 milliards €) Dans le même temps, les importations progressaient de 6,6%, à 60,301 milliards €. En conséquence, le solde commercial FAB/FAB des biens se dégrade, passant de -10,8 milliards en 2016 à 11,4 milliards € en 2107 en raison d’un accroissement du déficit manufacturier.

Les Hauts-de-France, un acteur important du commerce extérieur de la France

La région se place en 5ème position des régions exportatrices et au 2ème rang des régions importatrices derrière l’Ile-de-France. La part de la région Hauts-de-France dans les échanges globaux de la France est de 10,6% pour les exportations et de 11,1% pour les importations.

L’activité économique liée à l’international est très concentrée sur le département du Nord qui réalise 47,4% des exportations et 51,2% des importations régionales, en hausse dans les deux cas par rapport à l’année précédente. Le Pas-de-Calais vient en deuxième position avec 21,2% des importations et 19,2% des importations.

Les principaux types de produits exportés par la région sont :

  • les produits de la construction automobile ;
  • les produits sidérurgiques et de première transformation de l’acier ;
  • les parfums, cosmétiques et produits d’entretiens ;
  • les produits chimiques de base, produits azotés, matières plastiques et caoutchouc synthétique ;
  • les produits chimiques divers.

Les principaux types de produits importés par la région sont :

  • les produits de la construction automobile ;
  • les articles d’habillement ;
  • les produits chimiques de base, produits azotés, matières plastiques et caoutchouc synthétique ;
  • les équipements pour automobiles ;
  • les produits sidérurgiques et de première transformation de l’acier ;
  • les machines et équipements d’usage général ;
  • les produits pétroliers raffinés et coke ;
  • le matériel électrique ;
  • les produits chimiques divers.

Le fait que les mêmes produits apparaissent à la fois à l’import et à l’export (automobiles, produits sidérurgiques, produits chimiques) montre à quel point les industries sont intégrées, notamment avec nos voisins européens.

Un commerce extérieur essentiellement tourné vers l’Union Européenne

En 2017, l’Union Européenne a concentré 75% des exportations et 66 % des importations de la région, en légère augmentation par rapport à 2016.
La région reste déficitaire avec l’Union Européenne et surtout avec l’Asie. Nos principaux déficits en Asie sont le fait de la Chine (4,5 milliards € de déficit) et du Japon (1,5 milliards €).

La Belgique et l’Allemagne sont les principaux partenaires économiques de la Région. La Belgique confirme son rang de 1er client de la région avec 18 % des exportations, alors que l’Allemagne reste notre premier fournisseur avec 18% des importations. en dehors des pays européens, seuls la Chine (qui est 3ème fournisseur de la région et première source de déficit) le Japon et les Etat-Unis figurent parmi les dix principaux fournisseurs de la région.

Au niveau des soldes commerciaux, la Chine est -de loin- notre premier déficit, avec 4,94 milliards €. Elle devance l’Allemagne, à 3,06 milliards €, les Pays Bas (1,28 milliards €) et le Japon (1,4 milliards €). Notre premier excédent reste le Royaume-Uni (+1,9 milliards €) devant la Belgique (+1,129 milliards €).

Conclusion : L’année 2017 aura été une année marquée par une nouvelle aggravation du déficit du commerce extérieur. Cette aggravation résulte de la hausse générale des importations de biens de consommation, à commencer par l’habillement, l’électronique, et par celle des machines et biens d’équipement. Toutefois, des signes positifs apparaissent : Pour la première fois depuis 4 ans, les exportations repartent à la hausse, avec une progression de 7%. De plus, le Brexit ne s’est pas traduit à ce jour par un effondrement de la Livre Sterling, et les exportations en direction du Royaume Uni se sont maintenues. Enfin, la hausse des importations traduit en partie un effort d’investissement, comme l’a constaté la Banque de France dans son enquête conjoncturelle. Alors que le contexte économique général s’améliore en Europe, les Hauts-de-France ont commencé à profiter, comme nos voisins allemands ou hollandais, de cette meilleure conjoncture.
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