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Risque routier : les chef(fe)s d’entreprise directement concerné(e)s

| Publié le 29 mai 2018
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Le 10 avril 2018, la Direccte participait pour la deuxième fois, à une table ronde autour des risques liés aux déplacements professionnels organisée par la CCI Hauts-de-France, la CARSAT Nord-Picardie et l’association PSRE. Enseignements.

© Fotolia

Les accidents du travail liés aux déplacements professionnels et les accidents de trajets constituent la première cause de mortalité au travail. C’est pourquoi le risque routier a été ciblé comme prioritaire par les acteurs de la prévention qui ont souhaité l’inscrire dans le Plan Régional de Santé au Travail 2016-2020 (PRST).

L’employeur en première ligne

Les risques liés aux déplacements professionnels ne se limitent pas au seul comportement du salarié : non-respect du code de la route ou consommation d’alcool. D’autres facteurs de risques tels que le stress, l’organisation du travail et des déplacements, l’état des véhicules, les moyens de communication mis à la disposition du salarié et les règles liées à leur utilisation… peuvent présenter des risques pour la sécurité des travailleurs et pour celle des usagers de la route. Il appartient à l’employeur, aidé de tous les acteurs de la prévention, internes et externes à l’entreprise, de mener cette analyse des risques et d’adopter un plan de prévention adapté.

Une prévention du risque routier qui reste à construire

Or, les résultats du quizz interactif organisé lors de la table-ronde ont mis en évidence que, si la majorité des entreprises participantes possèdent bien un Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), la majorité d’entre elles ne le mettent pas à jour régulièrement, ne procèdent pas à l’analyse des accidents du travail survenus et, plus généralement, n’ont pas adopté de politique de prévention du risque routier.

Analyser les risques, proposer des actions, former et informer les salariés

La Direccte a donc rappelé que le DUERP n’est pas qu’un document administratif de plus, mais un outil vivant d’analyse des situations de travail que chaque entreprise doit apprendre à mettre en œuvre pour maîtriser de façon effective les risques routiers. Cette analyse doit ensuite permettre de fixer les actions concrètes à mettre en place pour éviter ces risques ou les réduire. Il s’agit ensuite de former les salariés à ces risques et de leur communiquer les consignes de sécurité.

Un contrôle de l’alcoolémie au travail encore mal maîtrisé

L’orientation de la majorité des questions posées lors de l’évènement, autour du contrôle de l’alcoolémie et de la consommation de stupéfiants, démontre qu’il s’agit d’un sujet de préoccupation pour les entreprises. Pourtant, les résultats du quizz laissent apparaitre que, si la majorité des entreprises participantes contrôlent bien la détention d’un permis de conduire et sa validité, très peu contrôlent l’alcoolémie. Les règles spécifiques qui encadrent la procédure de contrôle semblent méconnues. Elles ont été expliquées par la Direccte qui a aussi rappelé qu’avant d’être un moyen de sanction, ce type de contrôle est nécessaire pour prévenir les accidents du travail, voire les accidents de trajet.

En lien avec les organisateurs de cet évènement, la Direccte a proposé une offre de service pour aider les entreprises, notamment les TPE-PME, à mettre en place cette procédure via le règlement intérieur.

Table ronde connectée : « chef(fe)s d’entreprise : comment protéger vos salariés sur la route ? »
Cet événement interactif a réuni simultanément, dans 14 villes de la région Hauts-de-France, 260 participants -dont 223 entreprises- majoritairement de petite ou de moyenne taille. Elle était organisée par la CCI Hauts-de-France, la CARSAT Nord-Picardie et l’association PSRE.
Table ronde connectée, quizz interactif, échanges avec les préventeurs locaux et de très nombreuses questions posées : les entreprises participantes se sont montrées très satisfaites par la forme innovante de la conférence et par la qualité des réponses apportées à chaque question.
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