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Une étude sur "les coûts des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes en relation avec leurs diplômes"

| Publié le 19 octobre 2017 | Dernière mise à jour le 16 novembre 2017
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Cette étude, ayant comme sous-titre "un enjeu à 300 milliards d’euros ?", a été réalisée par l’association du Corif (COnseil, Recherche, Ingénierie, Formation pour l’égalité femmes-hommes) avec l’aide d’un comité scientifique et celle de la Direccte Hauts-de-France et a été présentée lors de la conférence "agir pour la mixité et l’égalité professionnelle dans les Hauts-de-France" à Amiens le 19 octobre 2017.

Introduction de l’étude :

Ce rapport repose sur les quatre hypothèses de travail suivantes :

  • 1. Les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes ont une forte dimension économique et monétaire, parmi d’autres dimensions. Leur dénonciation et la formulation d’objectifs pour les réduire exigent aussi du calcul et des indicateurs économiques et monétaires, notamment sur les coûts privés et publics de ces inégalités économiques ;
  • 2. Pour cerner et évaluer ces inégalités économiques et monétaires, il est indispensable de faire le détour par plusieurs variables non monétaires reflétant les multiples aspects des inégalités dans l’emploi et le travail.
  • 3. Les manques à gagner monétaires des femmes par rapport aux hommes du fait des inégalités professionnelles, ou « coûts » de ces inégalités pour les femmes, s’accompagnent de pertes économiques collectives ou macroéconomiques pour l’ensemble de l’économie et pour les finances publiques (protection sociale et recettes fiscales).
  • 4. Prendre en compte « l’effet diplôme » ou « effet niveau d’éducation » est essentiel, mais pourtant très souvent absent des travaux existants. Son oubli conduit à minorer les inégalités professionnelles, y compris monétaires, dans des proportions devenues importantes.

Le rapport est organisé en trois grandes parties :

Dans la première partie (chapitres 1 à 4), on effectue un bilan des principales études conduites en France et dans le monde sur le thème des coûts des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, études où l’effet niveau d’éducation n’apparaît pas, ou très peu. En dépit de cette absence, on y trouve des pistes et des méthodes importantes pour notre objet. C’est notamment le cas des évaluations d’Antoine Math, pionnières en France. Le récent rapport de France Stratégie (septembre 2016) fait également l’objet d’un examen attentif au chapitre 4.

Dans la deuxième partie, on entre dans le vif du sujet des inégalités professionnelles mises en relation avec les niveaux d’éducation selon le sexe. Après un bilan de travaux contemporains sur les inégalités de genre montrant également l’oubli assez fréquent des relations formation/emploi (chapitre 5), un premier panorama statistique national et régional est effectué sur ce que nous nommons le « grand écart » entre les performances éducatives et les performances professionnelles selon le sexe (chapitre 6). Il apparaît au chapitre 7 que les inégalités précédemment repérées sont nettement plus marquées lorsqu’on introduit « l’effet diplôme ». On y trouve aussi des évaluations monétaires des écarts de revenus selon le sexe et selon le niveau d’éducation. Ces écarts se manifestent dès l’entrée dans la vie active (chapitre 8), et même dans le cas des demandeurs d’emploi (chapitre 9).

La troisième partie porte sur les valorisations monétaires macroéconomiques du grand écart en termes de manque à gagner pour les femmes dans leur ensemble et de pertes pour la collectivité. L’approche intéressante de l’OCDE des « rendements » privés et publics de l’éducation selon le sexe est examinée mais ne nous donne pas les moyens de cerner les coûts des inégalités entre les femmes et les hommes (chapitre 10). Enfin le chapitre 11 présente les évaluations macroéconomiques du manque à gagner des femmes dans leur ensemble, et des pertes collectives en termes de PIB et de recettes publiques sociales et fiscales.

Téléchargez l’étude ci-dessous au format PDF.

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