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La RÉFORME TERRITORIALE de l’ÉTAT en Nord - Pas-de-Calais - Picardie
Réforme territoriale - Organisation des services de l'État dans la région Nord - Pas-de-Calais - Picardie
LE RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 de la DIRECCTE Nord - Pas-de-Calais

 
 
 

Emploi intérimaire

| Publié le 16 mai 2012 | Dernière mise à jour le 22 mai 2012
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A- Un bref état des lieux

Dès la loi du 3 janvier 1972, l’emploi intérimaire est reconnu comme un travail à part entière. Petit à petit un ensemble de dispositions législatives s’est developpé. Les principaux cas de recours à l’intérim admis sont l’accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise, l’exécution de travaux saisonniers et le remplacement d’un salarié absent de l’entreprise utilisatrice, quel que soit le motif de l’absence, sauf s’il s’agit d’une grève . Les durées maximales des contrats sont fixées suivant les cas. Le nombre de renouvellements possible des missions se trouve limité.

B- Le dispositif

Depuis le premier janvier de l’année 1995 et l’entrée en vigueur de la loi sur les entreprises et l’initiative individuelle, les agences d’emploi intérimaire établissent et adressent à l’UNEDIC une déclaration de l’ensemble des missions réalisées au cours du mois. Le plus souvent, il s’agit d’une transmission sous forme magnétique. Les grandes entreprises d’emploi intérimaire ont depuis longtemps centralisé l’établissement de ces relevés qu’elles envoient à l’UNEDIC pour toutes les agences à partir d’un site unique.

Le département Emploi de la Dares reçoit chaque mois de l’UNEDIC un fichier exhaustif des missions déclarées par les agences d’emploi intérimaire.
Le département Emploi traite les données correspondant à ces missions. Parmi les données disponibles figurent, entre autres, le secteur économique et un identifiant de l’établissement utilisateur (SIRET quand il est renseigné), un identifiant de l’intérimaire (NIR), la qualification demandée pour la mission (PCS) ainsi que les dates de début et de fin de la mission.

Mensuellement, le département Emploi dénombre :

  • les contrats d’intérim commencés dans le mois : contrats conclus ;
  • les contrats en cours d’exécution au dernier jour ouvré et depuis janvier 2001 sur les cinq derniers ouvrés du mois : stock d’intérimaires en fin de mois.

Il procède ensuite au calcul des équivalents-emplois temps plein. Ce volume de travail est calculé en rapportant le volume de travail effectué dans le cadre de la mission au volume de travail effectué par une personne à temps plein. Il est réparti selon l’activité économique de l’établissement utilisateur.

C - Méthodologie de corrections des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables

La méthodologie adoptée pour corriger les séries publiées ici se décompose, pour chaque département, en deux étapes détaillées ci-après. Les estimations des coefficients de variations saisonnières sont réalisées sur la période allant de janvier 2001 à mars 2010. Les coefficients saisonniers sont projetés sur l’ensemble de l’année 2010, de sorte que la campagne de traitement statistique des séries n’a lieu qu’une seule fois par an, au mois de mars, quand toutes les données de l’année antérieure sont disponibles.

1er étape : correction des variations saisonnières et des jours ouvrables

Les séries publiées ici sont marquées par des phénomènes récurrents, de type saisonnier, qui ne reflètent pas des mouvements de nature économique. Il est nécessaire d’en faire abstraction pour analyser les fluctuations purement conjoncturelles de ces séries : il faut raisonner sur des données corrigées des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (cvs-cjo).

  • La correction des jours ouvrables (cjo) vise à éliminer l’effet, sur l’évolution des séries brutes, du nombre de jours ouvrables (i.e. effectivement travaillés) de chaque mois, ainsi que de la composition des jours ouvrables (nombre de lundis, de mardis, etc.). La méthode adoptée consiste à corriger la série brute de l’effet différentiel de chaque type de jour de la semaine par rapport à un jour moyen du mois à l’aide d’une régression linéaire. La série brute (ou la série brute différenciée) est expliquée par sept variables relatives à chaque jour de la semaine. Pour le lundi par exemple, la variable introduite est le nombre de lundis ouvrables supplémentaires du mois par rapport au nombre de lundis moyen observé pour ce même mois sur longue période (en l’occurrence de janvier 1966 à décembre 2009).
  • La correction des variations saisonnières (cvs) est appliquée aux données préalablement corrigées des jours ouvrables. Elle permet d’éliminer la composante saisonnière de chaque série pour ne garder que les composantes liées à la tendance (i.e. à l’évolution de long terme de la série), au cycle (i.e. aux fluctuations de court terme) et à certaines irrégularités (fluctuations résiduelles non périodiques).

2e étape : mise cohérence des différentes ventilations

La série régionale est constituée de la somme des séries cvs-cjo régionales par secteur d’activité détaillé (NAF2008-A38). Les séries sur les 4 grands secteurs (agriculture, industrie, construction, tertiaire) sont constituées par la somme des sous-séries relatives par secteur d’activité détaillé.

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